Notes éditoriales
Grâce aux boutons flottants qui accompagnent chaque sermon, le lecteur peut sélectionner la catégorie d'annotations qui l'intéresse.
Bernard Hodel est l'auteur des notes théologiques, Laurent Baggioni et Michele Lodone des notes historiques et relevant de la tradition politique, Sonia Porzi des notes éclairant l'inscription du prédicateur dans la tradition dominicaine. Le commentaire rhétorique, le renvoi aux autres sermons de Savonarole, la traduction de certains passages significatifs et l'établissement des index, de la chronologie et de la bibliographie sont de la responsabilité de Cécile Terreaux-Scotto, de même que les textes figurant sous les différents onglets. Tous les membres de l'équipe contribuent toutefois à la réflexion d'ensemble sur chaque sermon.
Des balises sous la forme d'astérisques jalonnent le commentaire rhétorique : avant un mot, un astérisque indique le début d'une séquence ; après un mot, il indique la fin d'une séquence.
Des chevrons <…> sont employés pour abréger les citations.
Un index thématique et un index des noms propres, tous deux bilingues, permettent à la fois de visualiser le mot dans son contexte et de pouvoir accéder directement au passage du sermon concerné, à l'aide de la commande cliquable « montrer dans le texte ».
Très pragmatique, la prédication de Savonarole prend en compte ce qu'il appelle la « diversité des temps » (que Machiavel nommera « qualité des temps »). C'est pourquoi une chronologie permet de faire le lien entre les sermons et le contexte dans lequel ils sont prononcés.
Une bibliographie fait partie des outils mis à la disposition des lecteurs. Bien que tout classement comporte une part arbitraire, elle est divisée en quatre parties pour faciliter les recherches en son sein. Dans le sous-onglet « Sur Savonarole » sont regroupées les biographies et les études sur le prédicateur ainsi que les études qui ont trait à l'histoire des dominicains et à la réflexion théologique. Le sous-onglet « Sur le contexte » englobe tout ce qui concerne l'histoire non seulement événementielle mais aussi culturelle et politique. Le sous-onglet intitulé « Sur la rhétorique » permet au lecteur de trouver des ouvrages sur la rhétorique, une attention particulière étant donnée à la rhétorique de la chaire. Les références contenues sous le titre « Sur la prophétie » nourrissent le projet PROPHIST sur les liens entre prophétie et histoire. Une dernière précision : les lettres de Catherine de Sienne sont citées dans la seule édition papier complète à ce jour : S. Caterina da Siena, Le Lettere, Umberto Meattini (éd.), Milan, Edizioni Paoline, 1997 (1951).
Conventions de traduction
Dès lors que la syntaxe française le permet, la traduction s'efforce de maintenir les traces de l'oralité du discours de Savonarole.
Les citations en latin ne sont pas traduites dans la mesure où le prédicateur les formulait lui-même ainsi pour ensuite les traduire en langue vulgaire. Il souhaitait en effet employer une langue accessible au plus grand nombre, y compris aux enfants et aux femmes, pourtant traditionnellement exclus de tout rôle civique et politique.
La rinovazione qu'évoque très souvent Savonarole est au cœur de son projet de réforme religieuse, morale et politique de Florence. Nous choisissons de traduire ce mot par « rénovation » - qui évoque la régénération - plutôt que par « renouveau » - qui met l'accent sur l'idée de renaissance. Savonarole aimant dire qu'il souhaite bâtir le nouveau à partir de l'ancien, le terme « rénovation » permet de garder l'idée d'un état initial qui est transformé.
Le fanciullo désigne aussi bien le puer que l'adolescens : ceux que les contemporains appellent « les enfants du frère » sont âgés de six à plus de vingt ans. Dès lors, le terme français « enfant » est trop réducteur. L'emploi de « jeunes hommes » est tout aussi exclu étant donné que les individus âgés de vingt-quatre à quarante ans - parmi lesquels se trouve une bonne partie des adversaires du dominicain - sont désignés à Florence par le terme giovani. En plus de son caractère anachronique, le mot « adolescent » évoque une tranche d'âge plus limitée que celle des fanciulli. En revanche, « garçon » permet de rendre compte de la réalité des âges de la vie dans la Florence du XVe siècle. Il a aussi le mérite de créer un écho avec les « filles » qui correspondent aux fanciulle à qui le prédicateur s'adresse aussi parfois.