SavonarOnline
Édition numérique annotée et commentée des sermons de Jérôme Savonarole
En cours de réalisation
gravure de Jérôme Savonarole
École florentine, Portrait de Savonarole en médaille, XVe siècle, Museo del Bargello, Florence.
I, Sailko, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Prediche sopra Amos e Zaccaria.

Edizione nazionale delle opere di Girolamo Savonarola, Roma, Angelo Belardetti Editore


Présentation


Le contexte

En janvier 1496, la Seigneurie demande au pape d’autoriser Savonarole à prêcher, malgré le bref papal du 16 octobre 1495 qui l’en empêche. Dès le 11 février, la Seigneurie ordonne au prédicateur de remonter en chaire, sans attendre l’autorisation du pape, qui parviendra quelques jours plus tard. Savonarole recommence donc ses sermons le 17 février pour prêcher tous les jours jusqu’au 30 mars, puis les 1er, 4, 5, 6 et 10 avril 1496.

Dans ce cycle de sermons, les enfants et les adolescents âgés de six à vingt ans prennent une place de plus en plus importante, identifiés qu’ils sont par Savonarole comme ceux qui n’ont pas pris le « mauvais pli », la « piega del ciambellotto », comme il le dit en paraphrasant saint Antonin, de la tyrannie incarnée par les Médicis et qui savent « louer le Seigneur » à la manière des apôtres. En valorisant la sagesse conférée par le repentir et le bien vivre plutôt que par l’âge, le prédicateur présente dès lors la génération des plus jeunes comme un modèle à imiter, dans une cité qui privilégie pourtant traditionnellement un ordre gérontocratique. Ce cycle de sermons commence d’ailleurs au lendemain d’une procession de ceux que les contemporains nomment « les enfants du frère ».

Transmission des sermons et tradition éditoriale

Nous connaissons ces sermons grâce au notaire Lorenzo Violi qui avait déjà pris en notes le cycle de sermons sur Job au cours de l’année précédente. À ce propos, Violi écrit en parlant de lui-même à la troisième personne qu’il « décida de tout écrire le plus qu’il le put, et c’est pourquoi il s’y appliqua avec davantage de soin et d’envie, d’autant qu’il avait été fortement encouragé par beaucoup de ceux qui avaient vu les sermons précédents » (Lorenzo Violi, Le Giornate, Gian Carlo Garfagnini (éd.), Florence, Leo S. Olschki, 1986, p. 37). Le texte écrit de ces sermons a par ailleurs été vérifié par Savonarole lui-même pour une publication rapide, dès le 8 février 1497, par les éditeurs Bartolomeo de’ Libri, Lorenzo Morgiani et Francesco Buonaccorsi. 

Nous suivons ici le texte établi et publié en 1971 et en 1972 par Paolo Ghiglieri qui décrit son travail philologique dans le troisième volume de l’édition papier à laquelle nous renvoyons.

Signification du texte biblique commenté par Savonarole

En 1496, en dépit de l’opposition de plus en plus organisée et virulente à laquelle il doit faire face, Savonarole continue à dénoncer la dégradation morale et spirituelle de son temps et à promettre le royaume des cieux aux Florentins qui seront fidèles à Dieu et accepteront d’œuvrer pour la réforme morale, religieuse et politique de leur cité. C’est pourquoi il choisit de commenter le livre d’Amos qui dénonce les injustices sociales commises par les dirigeants d’Israël ainsi que leur hypocrisie religieuse et qui annonce la venue d’une nation puissante pour punir leur peuple (ce qui adviendra quarante ans plus tard lorsque l’Empire assyrien envahira Israël). De plus, Amos est aussi le prophète qui annonce les tribulations envoyées par un Dieu courroucé qui finit toutefois par promettre de redonner prospérité, stabilité et paix au peuple d’Israël : Savonarole dit des choses semblables aux Florentins.

À partir du 20 mars, pour développer les mêmes thèmes, le dominicain s’appuie également sur un petit prophète, Zacharie, qui, en même temps qu’Aggée, a incité les exilés de Babylone revenus à Jérusalem à reconstruire le Temple (Esdras, 5, 1-12) ; il promettait aussi l’avènement d’un royaume messianique si le peuple restait fidèle à l’Alliance. Or, c’est bien de cela qu’il s’agit aussi dans la prédication savonarolienne : le messie potentiel s’incarne dans la figure historique du roi de France Charles VIII, présenté comme le nouveau Cyrus.

Volume 1, A cura di Paolo Ghiglieri - 1971

  • Sermon 1 – 17 février 1496
  • Sermon 2 – 18 février 1496
  • Sermon 3 – 19 février 1496
  • Sermon 4 – 20 février 1496
  • Sermon 5 – 21 février 1496
  • Sermon 6 – 22 février 1496
  • Sermon 7 – 23 février 1496
  • Sermon 8 – 24 février 1496
  • Sermon 9 – 25 février 1496
  • Sermon 10 – 26 février 1496
  • Sermon 11 – 27 février 1496
  • Sermon 12 – 28 février 1496
  • Sermon 13 – 29 février 1496
  • Sermon 14 – 1er mars 1496
  • Sermon 15 – 2 mars 1496
  • Sermon 16 – 3 mars 1496
  • Sermon 17 – 4 mars 1496

Volume 2, A cura di Paolo Ghiglieri - 1971

  • Sermon 14 – 11 mars 1496
  • Sermon 15 – 12 mars 1496
  • Sermon 16 – 13 mars 1496
  • Sermon 17 – 14 mars 1496
  • Sermon 18 – 15 mars 1496
  • Sermon 19 – 6 mars 1496
  • Sermon 20 – 7 mars 1496
  • Sermon 21 – 18 mars 1496
  • Sermon 22 – 9 mars 1496
  • Sermon 23 – 10 mars 1496
  • Sermon 29 – 16 mars 1496
  • Sermon 30 – 17 mars 1496
  • Sermon 32 – 19 mars 1496
  • Sermon 33 – 20 mars 1496

Volume 3, A cura di Paolo Ghiglieri - 1972

  • Sermon 34 – 21 mars 1496
  • Sermon 35 – 22 mars 1496
  • Sermon 36 – 23 mars 1496
  • Sermon 37 – 24 mars 1496
  • Sermon 38 – 25 mars 1496
  • Sermon 39 – 26 mars 1496
  • Sermon 40 – 27 mars 1496
  • Sermon 41 – 28 mars 1496
  • Sermon 42 – 29 mars 1496
  • Sermon 43 – 30 mars 1496
  • Sermon 44 – 1er avril 1496
  • Sermon 45 – 4 avril 1496
  • Sermon 46 – 5 avril 1496
  • Sermon 47 – 6 avril 1496
  • Sermon 48 – 10 avril 1496